Proclamer sa foi dans la douceur, le respect et une bonne conscience

Lecture : 1Pierre.3/15-16

« Sanctifiez dans votre cœur Christ le Seigneur, étant toujours prêts à vous défendre, avec douceur et respect, devant quiconque vous demande raison de l’espérance qui est en vous, et ayant une bonne conscience, afin que, là même où ils vous calomnient comme si vous étiez des malfaiteurs, ceux qui décrient votre bonne conduite en Christ soient couverts de confusion.

Contexte :

Verset tiré de la première épître de Pierre adressée aux Chrétiens d’Asie Mineure (l’actuelle Turquie) fraîchement nouveau-nés dans le Seigneur : 1Pierre.2/2 : « désirez, comme des enfants nouveau-nés, le lait spirituel et pur, afin que par lui vous croissiez pour le salut. » Ce sont de nouveaux convertis, jeunes dans la foi qui sont persécutés à cause de leur nouvelle vie en Christ.

But :

L’apôtre veut encourager ses frères et sœurs dans la foi face aux épreuves : 1Pierre.1/6 : « […] quoique maintenant, puisqu’il le faut, vous soyez attristés pour un peu de temps par diverses épreuves.

Le message de cette épître :

L’espérance dans la souffrance : 1Pierre.1/7 : « La valeur éprouvée de votre foi […] aura pour résultat la louange, la gloire et l’honneur lorsque Jésus-Christ apparaîtra. Lui que vous aimez sans l’avoir vu, en qui vous croyez sans le voir encore, vous réjouissant d’une joie ineffable et glorieuse, parce que vous obtiendrez le salut de vos âmes pour prix de votre foi. »

Comment le chrétien doit-il manifester son espérance en Christ dans l’épreuve ?

1. Sanctifiez dans votre cœur Christ le Seigneur :

C’est un ordre de la part de l’apôtre de sanctifier dans notre cœur le Seigneur. Christ doit être au centre des affections de notre cœur. C’est de notre responsabilité d’honorer Christ dans nos actes, mais plus encore dans nos pensées, nos sentiments. Christ est Seigneur de notre vie car il se l’est acquise à la croix en nous offrant sa justice en échange de notre vie pêcheresse. A la croix, nous avons rencontré Jésus (Dieu sauve) notre Sauveur. Mais il est aussi Christ (l’oint), le Seigneur qui a toute autorité sur nos vies. « Livrez-vous vous-mêmes à Dieu comme des morts revenues à la vie et mettez vos membres à son service[…] : Rom.6/10-14 ; 1Pierre.14 ; Col.3.1-8.

2.Etant toujours prêts à vous défendre :

Être toujours disponible à répondre de notre espérance non pas d’une façon charnelle (agressivité physique ou verbale), mais d’une manière spirituelle par le moyen de la parole de Dieu. Mais aussi être sur nos garde face à toutes sortes de personnes malveillantes qui chercheraient à nous détourner de notre espérance par toutes sortes de philosophies, idéologies, traditions, religions : 2.Jean.7-9.

Espérance : Heb. bataH : avoir confiance. Nous avons confiance dans l’amour de Dieu qui nous offre le pardon de nos péchés et la vie éternelle en Jésus-Christ : Lire 1Jean.3/2-3 : Bien-aimés, nous sommes maintenant enfants de Dieu, et ce que nous serons n’a pas encore été manifesté ; mais nous savons que, lorsque cela sera manifesté, nous serons semblables à lui, parce que nous le verrons tel qu’il est. Quiconque a cette espérance en lui se purifie, comme lui-même est pur.

Nous voyons ici que notre espérance va de pair avec notre sanctification.

3.Comment ?

Douceur (la) : Elle est un fruit de l’Esprit (Gal.5/23). C’est le point d’équilibre entre deux extrêmes : la colère chronique (un emportement violent accompagné d’agressivité d’une manière impulsive sans contrôle.) et le caractère mou, incapable d’indignation face à une injustice. Dans Jacques 3/13, la douceur est un signe de sagesse et d’intelligence : « Lequel parmi vous est sage et intelligent ? Qu’il montre, par un comportement, ses œuvres empreintes de douceur et de sagesse. » La douceur est une caractéristique (qui permet de reconnaître) de la sagesse qui vient d’en haut :Jacques 3/17 : « La sagesse d’en haut est tout d’abord pure, ensuite porteuse de paix, douce, conciliante (qui porte à maintenir la bonne entente), pleine de compassion (sentiment qui porte à partager les souffrances d’autrui) et de bons fruits (ceux de l’Esprit : Gal.5/23 : « l’amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bienveillance, la foi, la douceur, la maîtrise de soi), elle est sans parti pris et sans hypocrisie. Le fruit de la justice est semé dans la paix par ceux qui qui travaillent à la paix. »

Cette douceur est une qualité  de notre Seigneur, Mat.11/29 : « […] car je suis doux et humble de cœur. » Paul exhorte le disciple du Seigneur à faire preuve d’un esprit de douceur (1Cor.4/21), vis-à-vis de tous les hommes (Tit.3/2), même à l’égard des adversaires (2Tim.2/25), avec ses frères et sœurs (Eph.4/2).

Respect : Considération, estime envers quelqu’un. Dans la Bible, le respect est pour tous, sans parti pris. Car Dieu ne fait point de favoritisme (Rom.2/11). Même quand une personne est injuste : Mat.5/45 : « car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, et il fait pleuvoir sur les justes et sur les injustes.» 1.Pierre.2/18 : « Serviteurs, soyez soumis en toute crainte à vos maîtres, non seulement à ceux qui sont bons et doux, mais aussi à ceux qui sont d’un caractère difficile. »

Conscience (bonne) : C’est un ressenti intérieur qui rend témoignage du caractère juste ou injuste des motivations et actions d’une personne qu’elle a d’elle-même. Avoir une bonne conscience, c’est avoir une attitude juste devant Dieu et les hommes. Et si cette bonne conscience n’est pas reconnue des hommes, il suffit qu’elle soit reconnue par Dieu : 1.Pierre.2/19-20 : « Car c’est une grâce que de supporter des afflictions par motif de conscience envers Dieu, quand on souffre injustement. En effet, quelle gloire y a-t-il à supporter de mauvais traitements pour avoir commis des fautes? Mais si vous supportez la souffrance lorsque vous faites ce qui est bien, c’est une grâce devant Dieu. »

Conclusion

Quel que soit notre ancienneté dans le Seigneur, nous devons toujours nous tenir prêts à rendre témoignage de notre foi face à quiconque (collègues, camarades, voisins, employeurs, commerçants, professeurs, une personne dans la rue, etc.) avec douceur, respect, une bonne conscience et continuer à sanctifier notre Seigneur dans notre cœur en étant entre ses mains des instruments de justice. Et ce témoignage peut se faire en toute occasion favorable ou non. Même un malade sur son lit de souffrance rend témoignage de son espérance face à ceux qui l’observe en silence. Plus nous sanctifierons notre Seigneur dans notre cœur et mieux nous serons préparés à témoigner de notre espérance. S’ il arrive que notre foi soit ridiculisée, n’en prenons pas ombrage car aux yeux de Dieu c’est une grâce. Et parfois, cela peut avoir l’effet inverse : 2.Tim.2/25-26 : Or, il ne faut pas qu’un serviteur du Seigneur ait des querelles; il doit, au contraire, avoir de la condescendance pour tous, être propre à enseigner, doué de patience; il doit redresser avec douceur les adversaires, dans l’espérance que Dieu leur donnera la repentance pour arriver à la connaissance de la vérité, et que, revenus à leur bon sens, ils se dégageront des pièges du diable, qui s’est emparé d’eux pour les soumettre à sa volonté.

-Patrick

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