Méditation biblique: Deutéronome 8 v.3 – Quelles sont les ressources que le Seigneur met à notre disposition pour fortifier notre foi dans l’épreuve ?

La fois dernière, le sujet évoqué était le désert comme lieu d’épreuve pour révéler les dispositions de notre coeur. Aujourd’hui, le sujet est : Quelles sont les ressources que le Seigneur met à notre disposition pour fortifier notre foi dans l’épreuve ?

Lecture : Dt 8/3 : « Il t’a humilié, il t’a fait connaître la faim et il t’a nourri de la manne, que tu ne connaissais pas et que tes ancêtres non plus n’avaient pas connue, afin de t’apprendre que l’homme ne vit pas de pain seulement, mais de tout ce qui sort de la bouche de l’Eternel. »

A. Une mise au point

« Il t’a humilié […] » :
Face à nos sujets d’amertumes, nos préoccupations, nos craintes, il nous arrive de nous débattre comme un oiseau pris dans le filet de l’oiseleur. Plus l’oiseau s’agite, et plus ses ailes s’entortillent dans les mailles du filet. Nos cris, nos agacements, nos impatiences, nos énervements, nos éreintements, nos affolements, nos insatisfactions, etc, sont autant de mailles qui nous enferment dans une colère noire épuisante. Et parfois, il peut nous arriver de pleurer de rage face à notre impuissance, ou bien, être dans un profond abattement (découragement). Une alternative s’offre à nous : S’entêter ou s’humilier.

Qu’est-ce qu’humilier ? Remplir d’humilité.
Qu’est-ce l’humilité ? Abaissement volontaire ; vertu (qualité) qui résulte du sentiment de notre faiblesse, de notre insuffisance.
Etymologie d’humble : Du latin humilis (peu élevé, bas, près du sol) a pour origine le mot latin humus (le sol, la terre).

Durant son ministère, le Seigneur dira de lui-même : Jean 6/38 ; 8/23 : « En effet, je suis descendu du ciel […] » ; « Vous êtes d’en bas ; moi je suis d’en haut. Vous êtes de ce monde ; moi, je ne suis pas de ce monde. » Il est donc évident que face à notre créateur, nous ne pouvons que prendre conscience de notre humilité. Et c’est seulement dans cet état d’esprit que Dieu peut révéler son secours dans sa parole.
La parole de Dieu révèle ceci : Prov 29/23 : L’orgueil d’un homme le conduira à l’humiliation, mais celui qui est humble d’esprit obtiendra la gloire.

B. Les ressources

La Parole

« […] Afin de t’apprendre que l’homme ne vit pas de pain seulement, mais de tout ce qui sort de la bouche de l’Eternel. »
Heureux l’homme, la femme qui reconnaissent leur impuissance, car ils sont prêts à recevoir le secours de l’Eternel : Ps 121/1-2 : « Je lève mes yeux vers les montagnes ; d’où me viendra le secours ? Le secours me vient de l’Eternel, qui a fait le ciel et la terre. »

En ce moment, nous connaissons tous un confinement strict où les sorties sont réglementées. Les rencontres fraternelles ont été suspendues. Pour certains, cet évènement les isole davantage. Certes nous avons les téléphones, internet mais il faut bien convenir que cela ne remplace pas nos rencontres. En quelque sorte, nous connaissons une certaine famine… Plus que jamais, la Parole de notre Seigneur est d’un grand secours dans ce contexte exceptionnel.

La Parole de notre Seigneur est vitale. Non seulement, elle nous apporte la nourriture spirituelle pour nous consoler, nous avertir, nous reprendre, nous instruire mais elle est essentielle pour maintenir notre communion avec le Seigneur :Pro 22/19 : « Pour que ta confiance soit placée en l’Eternel, je veux t’instruire aujourd’hui, oui, toi.[…] pour t’enseigner des choses sûres, des paroles vraies […] »

Qu’est-ce que la confiance ?
Du latin confidere : cum, « avec » et fidere « fier ». Le verbe confier signifie qu’on remet quelque chose de précieux à quelqu’un, en se confiant à lui et en s’abandonnant ainsi à sa bienveillance.

Nous avons confié notre vie à notre Seigneur, ce précieux trésor. A partir du moment où nous avons accepté Jésus comme notre Sauveur, nous pouvons chaque jour être enseignés par Lui pour mieux Le connaître afin d’intensifier notre confiance en sa personne. Notre sentiment d’assurance augmentera au fil de nos lectures de Sa Parole. Ainsi, notre coeur sera plus disposé à recevoir les autres ressources misent à notre disposition alors même que nous sommes en difficulté. Plus nous connaissons les intentions bienveillantes d’une personne, plus nous sommes à même de nous confier.

Le bois

Ex 15/25 : Moïse cria à l’Eternel et l’Eternel lui indiqua un morceau de bois qu’il jeta dans l’eau, et l’eau devint douce.

Moïse cria à l’Eternel :
Moïse est en plein désert à la tête d’un peuple très nombreux , aux alentours de deux millions selon certains commentateurs. Ce peuple, dans une situation désespérée dont l’humeur est inconstante, force Moïse dans ses derniers retranchements. A tel point que celui-ci crie à l’Eternel. Peut-on imaginer le trouble que pouvait ressentir Moïse face à cette marée humaine grondante ? On est effrayé pour moins…Moïse appliquait le premier geste de secours : l’appel d’urgence : Il crie à l’Eternel et non pas dans le vide silencieux du désert qui n’aurait fait que lui renvoyer son écho désespéré ou l’étouffer !

Et l’Eternel lui indiqua un morceau de bois
Ce bois avait des propriétés pouvant rendre douce une eau amère. Nous pouvons aussi considérer que la croix du calvaire peut avoir aussi cet effet d’adoucir nos amertumes. Face aux difficultés de la vie que nous rencontrons, (souffrance, injustice) nous pouvons tourner nos regards vers le bois de la croix de notre Seigneur pour venir chercher une douce source de consolation. Souvenons-nous que rien ne lui avait été épargné en termes de souffrance et d’injustice : Ps 22/1, 13, 17 : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? […] De nombreux taureaux sont autour de moi, ils m’encerclent. Ils ouvrent leur gueule contre moi, pareils au lion qui déchire et rugit. […] Oui, des chiens m’environnent, une bande de scélérats rôdent autour de moi ; ils ont percé mes mains et mes pieds […]. » Et il poussa le summum de son amour jusqu’à dire : Luc 23/34 : « Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font. »

Esaïe 53/5 : Mais lui, il était blessé à cause de nos transgressions, brisé à cause de nos fautes : la punition qui nous donne la paix est tombée sur lui […]. Cette paix, que Dieu nous donne par la réconciliation, a la vertu, la force d’apaiser nos inquiétudes. D’autant plus que trois jours après la crucifixion de Jésus, alors que les disciples étaient confinés par peur des autorités juives, le Seigneur ressuscité apparaissait avec cette phrase d’encouragement : « […] Que la paix soit avec vous ! » Jean 20/19. Cette phrase avait d’autant plus d’importance que Jésus avait traversé une fournaise ardente et que ses disciples connaîtraient à leur tour ce même sort. Autrement dit, le Seigneur nous garantit sa paix en toutes circonstances. Quelque temps avant son arrestation, il encourageait ses disciples de la manière suivante : Jean 14/27 : « Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix. Je ne vous donne pas comme le monde donne. Que votre coeur ne se trouble point, et ne s’alarme point. »

Qu’est-ce que la paix ?
Etat de tranquillité, de repos, de calme moral, de concorde (Bonne entente).

Le rocher

Ex 17/1-2,4,6 : […] A Réphidim, le peuple ne trouva pas d’eau à boire. Alors le peuple chercha querelle à Moïse. […] Moïse cria à l’Eternel. L’Eternel dit à Moïse : « Tu frapperas le rocher, il en sortira de l’eau et le peuple boira. »

Nbres 20/2, 7 […] : […] A Kadès, il n’y avait pas d’eau pour l’assemblée. On se souleva donc contre Moïse et Aaron […]. L’Eternel dit à Moïse : « Prends le bâton et convoque l’assemblée, toi ainsi que ton frère Aaron. Vous parlerez au rocher en leur présence et il donnera son eau. »

La Bible nous apprend en Corinthiens que ce rocher était Christ : 1 Cor 10/4 : « […] Ils ont tous bu le même breuvage spirituel, car ils buvaient à un rocher spirituel qui les suivait, et ce rocher était Christ. » Imaginons un instant ce flot d’eau sortant du rocher pour étancher la soif de deux millions d’individus, plus les bêtes ! ça laisse songeur…

Eh bien le Seigneur fut frappé pour nos péchés à la croix une fois pour toute. «De la croix la grâce coule comme un fleuve constamment » dit l’un de nos cantiques. Nous sommes en paix avec notre Dieu. Aujourd’hui, nous avons accès au trône de la grâce et nous pouvons déposer à ses pieds nos fardeaux. Dans l’épître aux Philippiens, Paul leur laissait ses recommandations : Phil 4/4-7, 19 : 3 « Réjouissez-vous toujours dans le Seigneur ! Je le répète : réjouissez-vous ! Que votre douceur soit connue de tous les hommes. Le Seigneur est proche. Ne vous inquiétez de rien, mais en toutes choses faîtes connaître vos besoins à Dieu par des prières et des supplications, dans une attitude de reconnaissance. […]. Et mon Dieu pourvoira à tous vos besoins conformément à sa richesse, avec gloire, en Jésus-Christ. »

Le soutien fraternel dans la prière

Ex 17/8-9,11,12 : Les Amalécites vinrent combattre Israël à Rephidim. Alors Moïse dit à Josué : « Choisis-nous des hommes, sors et combats les Amélicites. Demain je me tiendrai au sommet de la montagne le bâton de Dieu à la main. […] Moïse, Aaron et Hur montèrent au sommet de la colline. Lorsque Moïse levait la main, Israël était le plus fort ; et lorsqu’il baissait la main Amalek était le plus fort. […] Aaron et Hur soutenaient ses mains, l’un d’un côté, l’autre de l’autre.

Depuis le confinement, nous sommes dispersés les uns les autres chez nous. Cependant, grâce à Dieu, nous pouvons par le moyen de la technologie prendre des nouvelles des uns et des autres. Nous pouvons conserver le lien de l’Esprit en priant pour nos frères et soeurs qui sont aux prises de difficultés. Plus que jamais, ce texte nous enseigne que la communion fraternelle dans la prière est une ressource efficace pour mener le bon combat de la foi. Le combat que nous menons est spirituel et l’ennemi essaie par toutes sortes d’épreuves d’émousser notre foi par la lassitude et le découragement qui sont d’autant plus accentués par cet isolement forcé. Plus que jamais, soyons unis par le lien fraternel dans la prière. Merci encore à vous tous, frères et soeurs qui contribuez selon vos ressources à cet effort de guerre. Car ne nous y trompons pas c’est bien une guerre spirituelle que les enfants du Seigneur mènent.

Conclusion


Col 3/15 : « Que la paix de Christ, à laquelle vous avez été appelés pour former un seul corps, règne dans votre coeur. Et soyez reconnaissants. Que la parole de Christ habite en vous dans toute sa richesse ! Instruisez- vous et avertissez-vous les uns les autres en toute sagesse par des psaumes, par des hymnes, par des cantiques spirituels, chantez pour le Seigneur de tout votre coeur sous l’inspiration de la grâce. »

Bonne semaine dans le Seigneur.

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